Le compteur Linky, un compteur communicant

Développé par Enedis, le compteur Linky est un compteur nouvelle génération, destiné à équiper 35 millions de foyers français d’ici 2021. Controversé, ce nouveau compteur électrique suscite des interrogations. En quoi se distingue-t-il des compteurs classiques ? Pourquoi soulève-t-il la méfiance des consommateurs ?

Conçu par le gestionnaire du réseau de distribution Enedis (ex-ERDF), le compteur Linky est un appareil connecté, dit « communicant ». À l’issue d’une phase d’expérimentation débutée en 2009, sa généralisation à tout le territoire français est autorisée en 2011 par les pouvoirs publics, après avis favorable de la Commission de régulation de l’énergie (CRE). En cours de déploiement, il doit équiper près de 90 % des foyers français d’ici 2021.

Contrairement aux compteurs électriques actuels, nécessitant une intervention humaine pour le relevé ou le changement de puissance, le compteur Linky est un compteur autonome. Il transmet les informations et peut recevoir des ordres à distance. Pour cela, il utilise la technologie CPL (courants porteurs en ligne), qui envoie les données de consommation à Enedis, lequel les communique ensuite au fournisseur d’électricité du client.

Performant, le compteur Linky permet au client d’avoir une connaissance plus fine de sa consommation, via l’espace client du site Enedis, et de choisir ainsi le fournisseur d’électricité le plus adapté à ses besoins. Néanmoins, le compteur communicant demeure controversé. Trois points font polémique :

  • le respect de la vie privée, compromis selon certains par la collecte des données ;

  • la dangerosité supposée des ondes électromagnétiques émises par l’appareil, suspectées d’être cancérigènes ;

  • les risques d’incendie, suite à huit cas répertoriés lors de la phase test, qui impliquait 300 000 appareils.

Malgré les réponses rassurantes des experts ayant mené des études sur ces sujets, le doute subsiste dans l’esprit des consommateurs.