Gazpar, le nouveau compteur communicant de GRDF présente-t-il des dangers ?

Le gestionnaire du réseau de gaz en France GRDF (Gaz Réseau Distribution France) procède actuellement et jusqu’en 2022 au remplacement des compteurs de gaz par Gazpar, un compteur communicant. Ce changement concerne les 11 millions de clients du gaz. Quels sont les dangers potentiels de ce nouveau compteur ?

Gazpar, le compteur à gaz communicant

Le remplacement des compteurs gaz par Gazpar donne suite aux recommandations d’une directive européenne concernant les compteurs communicants. Gazpar, le compteurs à gaz communicant, constitue l’équivalent à Linky, le compteur électrique communicant. Un des objectifs est de permettre aux clients de mieux contrôler leur consommation en ayant accès à celle-ci à n’importe quel moment en ligne. Le compteur communicant permet aussi la facturation de la consommation effective plutôt qu’une facturation basée sur une estimation.

Gazpar relève automatiquement les consommations quotidiennes de gaz et transmet, 2 fois par jour, les données de consommation de la veille par ondes radio. Ainsi, ces données sont envoyées à GRDF. Le client peut alors accéder à ses informations de consommation en ligne sur le site de GRDF depuis son espace personnel.

Exposition aux champs électromagnétiques

Une exposition trop importante aux champs électromagnétiques pourrait constituer un danger pour l’homme. Dans le cas de Gazpar, ce risque semble cependant limité selon l’ANSES (Agence Nationale de Sécurité Sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail).

En effet, la communication de Gazpar se fait avec des ondes radios peu dangereuses : sur la fréquence 169 MHz. De plus, le temps de communication est très limité : 2 communications inférieures à une seconde par jour. L’exposition due à Gazpar est, par exemple, très inférieure à celle liée à un téléphone portable.

L’agence invite cependant à la vigilance à l’avenir. En effet, l’apparition des compteurs communicants s’inscrit dans un contexte global de multiplication des objets connectés dans les villes et les foyers. Cette multiplication pourrait, à terme, constituer un danger pour les individus en l’absence de contrôles.

gazpar danger

Gestion de la vie privée

Un autre motif d’inquiétude lié aux compteurs communicants est le fait que ceux-ci puissent révéler des informations sur la vie privée des clients. Conscient de l’existence et de la légitimité de cette inquiétude, GRDF a fait les démarches nécessaires pour garantir la protection des données des utilisateurs, en termes de confidentialité et de sécurité.

En effet, les données de consommation de gaz, bien que collectées par GRDF restent la propriété du consommateur. Celui-ci peut choisir les modalités de diffusion de ses données auprès des autres acteurs, tels que les fournisseurs d’énergie, les agences locales de l’énergie ou encore les espaces info énergie.

De plus, GRDF a mené des travaux visant à garantir la sécurité des données de consommation, en travaillant notamment avec la CNIL (Commission Nationale de l’Informatique et des Libertés) et l’ANSSI (Agence Nationale de la Sécurité des Systèmes d’Information). Les données chiffrées transmises par le système de communication à GRDF se limitent à :

  • un identifiant émetteur ;
  • le relevé d’impulsion ;
  • et des informations sur le fonctionnement du compteur.

Enfin, les données sont associées aux clients uniquement dans les systèmes d’information de GRDF.

Autres dangers potentiels

Si le compteur Linky est critiqué par ses détracteurs pour des risques d’incendies présumés, aucun incident similaire lié à Gazpar n’est à relever.

D’un point de vue économique, le compteur ne présente pas non plus de risque pour les clients. Le coût de son installation restant limité et son coût répercuté sur les abonnés s’effectue en toute transparence.